À la fin du XXe siècle, les scandales politico-financiers et l’affaire du sang contaminé cristallisaient l’opposition de l’opinion publique à une immunitéimpunité, à un pouvoir « responsable » mais pas « coupable ».
Était ainsi relancé le débat récurrent sur la légitimité des immunités accordées aux autorités. Comme la loi pénale commune offre déjà un certain nombre de garanties d’impartialité au justiciable ordinaire, la question se pose : les décideurs publics doivent-ils bénéficier d’une protection renforcée face au droit pénal ?
La réponse diffère selon qu’on envisage les choses sous l’angle des logiques représentative ou démocratique. Sans doute, celles-ci ne sont-elles pas dans un rapport d’antithèse radical. Mais elles présentent certaines spécificités qui rendent difficile leur conciliation en matière pénale. Car tandis que, dans la lignée du libéralisme tracé par Montesquieu, la première incline à multiplier les immunités accordées aux détenteurs du pouvoir, la seconde tend à les limiter, conformément à l’héritage contractualiste de Jean-Jacques Rousseau.
Comment le droit positif règle-t-il la question ? Prend-il parti pour l’une ou l’autre de ces logiques ? Les immunités qu’il institue ne favorisent-elles pas la dérive oligarchique de la représentation ? À quelles conditions peuvent-elles être compatibles avec les valeurs démocratiques ?... Autant de questions auxquelles cette thèse tente d’apporter une réponse.
Ouvrage honoré d’une subvention du GREDFIC, de la faculté des Affaires internationales et du Conseil scientifique de l’Université du Havre.
tome 130
Fabien Bottini
Éditeur : L.G.D.J
Collection : Thèses
Sous-Collection : Bibliothèque constitutionnelle et de science politique
ISBN : 978-2-275-03312-9
EAN13 : 9782275033129
Date de parution : 06/2008
Thèses - 376 pages - Universitaire
Etat : Disponible
Thème :
Droit
> Droit administratif
> Action de l'administration
> Actes
Autre thème :
Droit
> Droit pénal & procédure pénale
> Droit pénal / Droit des peines
Prix éditeur : 38.55 €