La démocratie : un concept a-juridique ? L’absence de l’entrée « Démocratie » dans le dictionnaire de la culture juridique dirigé par Denis Alland et Stéphane Rials rend cette question légitime. Les juristes ont-ils déserté le débat contemporain sur la crise de la démocratie ? Longtemps regardés comme les soutiers du système juridique dont seul le politique revendiquerait en souverain la paternité, les juristes seraient des exécutants – des « garagistes » ont dit certains.
Et quand bien même peuvent-ils être comparés à des artistes, armés de leur talent herméneutique, c’est au service d’intérêts qui ne sont pas les leurs qu’ils tordraient ainsi les textes juridiques. Qu’auraient donc à dire de la démocratie des juristes aux ordres ? Et pourtant : la Révolution française ne s’est-elle pas déclenchée grâce au dynamisme des juristes, avocats de leur état, qui animèrent les débats de la Constituante ? La démocratie, inscrite dans la lettre du droit, n’est-elle pas de l’ordre de l’idéalité pendant que la réalité sociologique démentirait ce à quoi « rêvent » les juristes ? Ce sont ces contradictions que les participants à ce colloque, tenu à Montpellier, ont essayé de dénouer. Vingt ans après le colloque sur « La démocratie continue » organisé par Dominique Rousseau, Alexandre Viala invite ses collègues à réfléchir : « La démocratie : mais qu’en disent les juristes ? ».
Éditeur : L.G.D.J
Collection : Grands colloques
ISBN : 978-2-275-04423-1
EAN13 : 9782275044231
Date de parution : 07/2014
Colloques - Etudes - Rapports - 282 pages - Universitaire
Etat : Disponible
Thème :
Droit
> Droit constitutionnel
> Théorie et principes généraux du droit constitutionnel
Prix éditeur : 42 €