Mesurer l’absolu : voilà toute la force de la pensée imprimée par les juristes de Louis XIII et de Richelieu à la monarchie, eux qui contribuent de manière significative à la construction de l’État par le droit. Les successeurs des Légistes et des Politiques précisent le fondement, le critère et l’étendue de l’absolu qu’ils se doivent désormais de mesurer. La souveraineté est au cœur du processus : elle est déployée sous la forme d’une véritable arme de combat dans une sorte de théologie politique exposée par les juristes.
Conscients que dans le cadre de la monarchie mesurée, il faut poser des repères, les juristes du pouvoir fort utilisent le droit de manière instrumentale pour contribuer à l’affermissement du roi et de l’État. Si, a priori, définir, c’est contenir, les juristes se réservent une possibilité d’extension continue des droits, pour peu que la thèse qu’ils défendent l’exige.
Pour autant, l’histoire du règne de Louis XIII est bien celle du passage des droits du roi à un droit de l’État.
Prix Jean Bodin et second prix de thèse de l’Association des Historiens des Facultés de Droit (2013)
Ouvrage publié grâce au soutien du Centre de Droit et de Politique Comparés (CDPC Jean-Claude Escarras, CNRS, UMR DICE) de l’Université de Toulon
tome 35
Caroline Regad
Éditeur : L.G.D.J
Collection : Thèses
Sous-Collection : Bibliothèque d'histoire du droit et droit romain
ISBN : 978-2-275-06185-6
EAN13 : 9782275061856
Date de parution : 12/2018
Thèses - 492 pages - Universitaire
Etat : Disponible
Thème :
Droit
> Théorie / Sociologie / Histoire / Philosophie / Histoire du droit
> Histoire du droit
Prix éditeur : 57 €